Arménie – Goris et monastère de Tatev

par *V* ~ Mercredi 31 juillet 2019. Classé dans : Arménie.

Après une bonne nuit de repos, nous descendons en bas de Yeghegnadzor pour y chercher un taxi. Après une petite négociation, nous embarquons dans une vieille Mercedes confortable pour Goris, à un peu plus d’une centaine de kilomètres. Nous traversons un paysage montagneux, puis à nouveau des pâturages arides pour passer le col de Vorotan à 2344 mètres d’altitude. De l’autre côté, nous trouvons des vastes plateaux de steppes arides annonciateurs de l’Iran voisin, et beaucoup d’apiculture. Nous sommes proches des frontières avec l’Azerbaïdjan et l’Iran, il fait franchement chaud et nous croisons pas mal de camions iraniens sur cette grande route.

Après 2 heures de route, nous descendons sur Goris. Nous trouvons notre B&B tenu par Marietta, une très chaleureuse dame qui n’hésite pas à nous serrer dans ses bras malgré la moiteur. Elle nous installe de force dans son jardin devant thé, tisane et pâtisserie puis s’occupe de tout pour nous (arrangement d’une voiture pour Tatev, réservation de la marshrutka pour demain etc) : une vraie maman ! Son logement est pour le moins inattendu : un appartement au milieu d’un bloc d’immeubles dans le plus pur style soviétique, mais un jardin rempli de fraîcheur et de verdure avec une belle vigne vierge. Les murs du salon sont remplis des messages d’amitié laissés par les visiteurs de passage, venant des 4 coins du monde.
Nous déjeunons ensuite d’un kebab/tacos avec des belges (nos premiers touristes occidentaux depuis 5 jours !).

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Puis le taxi nous amène au départ d’un téléphérique à Halidzor. C’est le plus long téléphérique « résersible sans gare intermédiaire », nous martèle le commentaire audio durant la traversée. L’ensemble est moderne, ce qui tranche avec la rusticité de la campagne arménienne environnante. Après 5700 mètres de traversée au-dessus d’une gorge verte, nous atteignons le monastère de Tatev.

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Le lieu est joli, mais nous avons moins le coup de coeur que pour Novarank visité hier. Une petite balade sur une piste en pleine chaleur nous permet quand même d’apprécier une jolie vue. La vallée est verte, ce qui est rare en Arménie, surtout dans cette partie méridionale.

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Nous nous rafraichissons avec une glace et un coca pour 700 drams (1,40€), on aurait tord de se priver… Puis nous reprenons le téléphérique pour 15 minutes de traversée. Un route qui semble récemment goudronnée permet d’éviter le téléphérique, mais ce serait dommage de ne pas profiter de la jolie traversée au-dessus du vide. Le mari de notre hôtesse revient ensuite nous chercher pour rentrer sur Goris.

Nous profitons des couleurs de fin d’après-midi pour faire une petit balade dans les cheminées de fée du vieux Goris.

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Dès que les températures deviennent plus supportables, les gens sortent de chez eux, les rues s’animent, l’ambiance est sympa. Des enfants devant une maison sont fiers de montrer leur anglais à leur parents : « Hello ! ». Une petite fille, à la tête de première de la classe, s’est même enhardie à questionner « How are you ? », provoquant l’admiration des gens autour.

Nous finissons cette journée par une balade dans Goris et un gros resto-barbecue. Décidément, on mange très bien (et trop !) en Arménie !

Je regrette de ne pas avoir pris de photo de Goris, une bourgade allongée entre les montagnes. Comme souvent en Arémnie, on trouve des maisons cachées derrière les murs eux-même contournés par des tuyaux apparents (eau ? gaz ?), des trottoirs plus ou moins défoncés, des caniveaux dangereux pour les chevilles entre le trottoir et la route, et quelques blocs soviétiques. On ne peut pas dire que la ville soit jolie, mais l’ambiance modeste et la gentillesse des habitants compense largement. Pour illustrer, voici quelques photos glanées sur internet (crédit : Antoine-Photos et Goris.fr)

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Toutes les photos de ce voyage sont dans l’album photos d’Arménie.



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