Archives de la Catégorie 'Alpinisme & Escalade'

Rives de la Mer de Glace – Rocher des Mottets : Voie Câline

par *V* ~ Dimanche 13 août 2017

Date 13 août 2017
Cotation AD- / I / 4b
Altitude maxi 1638 mètres
Dénivelé positif 560 mètres
Durée Approche : 50 minutes. Voie : 2h45. Retour : 45 minutes.
Carte IGN 3630 OT Chamonix - Massif du Mont-Blanc
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Beau temps
Accès Se garer près de l'héliport des bois aux Praz de Chamonix. Pour la marche d'approche, traverser le pont sur l'Arveyron, et prendre une piste de VTT sur la gauche.


Enfin les (toutes petites) vacances ! Ce week-end prolongé du 15 août est en effet la seule coupure de l’été… Nous sommes bien occupés par le travail et le déménagement qui devrait bientôt nous rapprocher des Alpes. Après un samedi passé à faire des cartons, nous partons en fin de journée en direction de Chamonix. On s’arrête à Sallanches le temps d’une pizza, puis on monte dans la vallée de Chamonix et on bivouaque dans le fourgon à côté de la DZ des Mottets.
Dimanche matin, on repousse quelques fois le réveil. On finit par se lever vers 7h30. Le début de journée est un peu lent, et c’est vers 8h50 que nous nous mettons en marche en direction du rocher des Mottets, sur les rives de la Mer de Glace. Nous avons repéré une jolie voie d’escalade facile, parfait pour se remettre en jambes après les dernières semaines peu grimpantes. On passe devant le départ de la Via Corda que nous avons déjà parcourue en 2013. Puis on monte par quelques lacets et un passage raide câblé jusqu’au départ de la Voie Câline.

On attaque en corde tendue. les chaussons d’escalade resteront dans le sac, c’est un bon exercice pour grimper en chaussures d’approche. Les 3 premières longueurs grimpent un peu et permettent de s’échauffer, puis on arrive à une traversée glissante (couinement et chute dans du 2… ça m’apprendra !). Du coup, on tire quelques longueurs pour se rassurer.
On arrive à une partie centrale très « rando », où l’on reprend la corde tendue. On atteint enfin quelques ressauts pus grimpants. Je m’offre une longueur en tête et grosses chaussures sans stress, c’est suffisamment rare pour être signalé ! Le dernier relai nous offre un superbe panorama sur les Drus.

Ayant oublié la carte mémoire de l’appareil photo, il faudra se contenter des photos de mauvaise qualité au téléphone !

photo montagne alpes escalade grande voie mont blanc mer de glace rocher mottets voie caline

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Après quelques minutes de marche, on rejoint la buvette des Mottets où l’on fait une longue pause déjeuner. Il est un peu tard pour rejoindre le Montenvers où nous avions repéré initialement quelques longueurs sympas. On redescend donc à la voiture.

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Malgré tout, nous ne sommes pas tout à fait rassasiés de grimpe. On se dirige donc vers le site d’escalade de la Joux, situé entre Chamonix et Argentière. On enchaîne un 4b pour l’échauffe, un 6a, un 5b bien fin sur les pieds puis un 5c.
A 18h, enfin fatigués, on reprend la route. On s’arrête à Argentière pour essayer sans succès de trouver une carte mémoire pour l’appareil photo. On se pose enfin au joli camping des Montets près de Vallorcine.

Les obligations familiales nous ramènent à la maison malheureusement plus tôt que prévu le lendemain. Il faudra revenir pour parcourir les nombreuses autres voies que l’on avait repéré au Montenvers et dans les Aiguilles Rouges !

Dôme de Polset

par *V* ~ Dimanche 16 juillet 2017

Date 15-16 juillet 2017
Cotation F / II
Altitude au sommet 3501 mètres
Dénivelé positif 1er jour : 750 mètres
2ème jour : 1050 mètres
Durée aller-retour 1er jour : 2h15
2ème jour : 4h15 pour le sommet, 10h15 en tout
Carte IGN 3534 OT Les Trois Vallées - Modane - Parc National de la Vanoise
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Grand soleil les deux jours !
Accès Depuis Albertville, rejoindre Moûtiers, Pralognan la Vanoise, puis prendre la route du pont de la Pêche, direction les Prioux. Nombreux parkings au terminus de la route.


La saison d’alpinisme est à peine commencée qu’elle est presque déjà terminée, en cet été 2017 particulièrement chaud et sec. Pour ce qui sera sans doute notre seule course glaciaire de la saison, on s’oriente vers une sortie facile en Vanoise. Ça nous change du massif des Ecrins que l’on parcourt plus souvent. Les glaciers sont déjà assez ouverts, on choisit donc une course majoritairement orientée en versant nord, afin d’espérer bénéficier encore de conditions d’enneigement correctes.

Après la route jusqu’à Pralognan-la-Vanoise, nous déjeunons en terrasse d’un restaurant, puis attaquons la montée au refuge de Péclet-Polset, souvenir de notre GR5. Le sentier consiste essentiellement en une longue piste assez peu intéressante à remonter. On souffre un peu sous le soleil qui cogne, heureusement une petite bise nous évite de trop cramer. En fin d’après-midi, on arrive au refuge, assez gros, mais où l’ambiance reste quand même sympa. Le gros plat de crozets et le génépi offert au dîner sont appréciés à leur juste valeur !

photo montagne alpes alpinisme vanoise dome polset



Le dortoir est rempli d’alpinistes dont le réveil est prévu à la même heure que nous. Mais les habituels stressés de l’horaire commencent à fouiller dans leurs sacs plastiques 10 minutes avant le réveil… Tout le monde est donc debout à 3h50. Nous nous préparons rapidement et démarrons à 4h30. Deux fusées partent avant nous du refuge (même pas ceux qui ont réveillés tout le dortoir). Nous sommes la deuxième cordée à partir, et une bonne quinzaine de personnes nous suivent à quelque distance.
Le sentier commence par une portion descendante puis assez plate le temps de contourner le lac Blanc. Puis on monte assez raide en direction du col du Soufre. Le jour se lève vite, on éteint déjà les frontales.

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On voit nettement un sentier partant sur la gauche en direction de la moraine, mais le notre est sensé être marqué par un cairn. Or, pas de cairn à cette bifurcation. On continue donc à monter, jusqu’à s’apercevoir qu’on a effectivement loupé la bonne bifurcation en-dessous. On coupe donc à travers moraines et pierriers pour rejoindre le bon sentier. On a perdu un bon quart d’heure mais des cordées avec guides nous suivent de près, ce qui nous rassure sur le fait qu’on a rejoint le bon sentier. Le sentier remonte la moraine, parfois de manière très raide, puis coupe à flanc pour rejoindre le glacier.

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Il est 6h30, on s’équipe vers 2900 mètres, alors que le soleil arrive sur le glacier. Le vent s’est brusquement calmé, la température est douce. Le bas du glacier est assez raide et en glace, la première pente nous fait bien chauffer !
Au niveau du plateau vers 3000 mètres, les autres cordées choisissent de passer au centre du glacier. De notre côté, nous choisissons la rive droite, réputée moins crevassée, et qui présente une belle neige. Nous nous retrouvons donc seuls pour finir l’ascension. A partir de ce moment, le regel est plutôt bon, on cramponne facilement et efficacement.

photo montagne alpes alpinisme vanoise dome polset

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On passe une succession de petits ressauts, puis on contourne une large pente plus raide (et crevassée). Une portion plus raide nous permet d’atteindre la base rocheuse du Dôme de Polset. Un peu cuits, on fait une pause goûter. Les cordées ayant choisi de passer au centre du glacier sont encore derrière nous, on est content de voir qu’on n’a pas trop traîné malgré notre manque d’entrainement de ces derniers mois.

photo montagne alpes alpinisme vanoise dome polset

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On contourne le Dôme de Polset. La consistance de la neige est un peu bizarre. Malgré le regel et le fait qu’on soit passé à l’ombre, on reste prudent, la corde est bien tendue. On a bien raison car quelques minutes plus tard, je passe une jambe à travers un pont de neige cachant une crevasse. La sensation de la jambe pendant dans le vide n’est pas franchement agréable ! J’ai du pousser un cri de surprise bien fort et bien aigu… Heureusement le reste du pont de neige ne cède pas complètement, et j’arrive à remonter sans encombre. Je jette un coup d’oeil dans le trou, il n’avait pas l’air très profond heureusement…

On aperçoit l’aiguille de Polset, notre objectif initial. Mais là où on s’imaginait un joli tas de rochers, c’est en fait plutôt un amas de pierres qui semble peu engageant. En plus, j’ai un peu la tremblotte suite à ma petite chute. On change donc d’objectif et on se rabat sans regret sur le dôme de Polset voisin.

On rejoint le sommet rocheux en quelques minutes. La vue à 360° est superbe, du Mont Blanc jusqu’aux Ecrins et même au Mont Viso. Seul regret, le sommet est tellement plat qu’on ne voit presque pas le glacier que l’on vient de remonter ! Il est 8h45, il n’y a pas un poil de vent, on reste donc une bonne demi-heure à admirer la vue, alors que les autres cordées arrivent progressivement au sommet. Le Dôme de Polset est une classique du coin, mais les guides assurent qu’ils n’ont jamais vu autant de monde ! La fréquentation est sans doute explicable par la bonne météo et les belles conditions, et d’autant plus que les glaciers en condition deviennent rares en ce été 2017.

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On redescend sans encombres par le même itinéraire. On est toujours surpris de la rapidité à laquelle on descend les glaciers ! Quelques crevasses demandent tout de même de l’attention, et la dernière pente glacée fait chauffer les cuisses. On se déséquipe, puis on rentre au refuge peu avant 12h en admirant le paysage qui était caché par la nuit à l’aller ce matin.

photo montagne alpes alpinisme vanoise dome polset

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On fait une bonne pause au refuge, et après avoir englouti une grosse omelette, on met avec plaisir des vêtements plus légers. Il ne reste plus qu’à redescendre durant 1h45 jusqu’au au parking par la longue, longue piste ! On arrive à la voiture vers 14h45, bien cuits par le soleil mais heureux de cette belle journée.

C’était vraiment une très jolie course, facile mais pas sans intérêt car la partie glaciaire est longue et l’ambiance haute-montagne est bien présente. Le glacier est assez varié, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas. On est content d’avoir géré notre course tous seuls, sans « s’aider » de la proximité des autres cordées pour choisir notre itinéraire.

Toutes les photos de cette belle journée sont dans l’album photos du Dôme de Polset.

Grave Y Cimes 2017 – Glacier de la Girose

par *V* ~ Samedi 24 juin 2017

Après un hiver court, la saison d’alpinisme s’annonce courte. Nous avons déjà fait nos premières courses sur glacier en autonomie, mais on a toujours de la marge pour progresser. Après avoir testé les Grands Parcours de la Bérarde sur 2 éditions, on décide de changer un peu de formule et d’aller voir chez les « concurrents » de la FFME. Nous voilà donc inscrits à Grave Y Cimes, dans le massif des Ecrins.

Nous arrivons à la Grave vendredi soir sous des températures caniculaires. A 1500 mètres d’altitude, il n’y a même pas besoin de veste pour diner au camping à 21h30 passé…

J’ai une cheville bien fragile suite à une vilaine tendinite. Le médecin m’a prescrit une attelle et 15 jours de repos… Ça tombe bien, on emprunte le télécabine de la Grave jusqu’au glacier de la Girose. C’est la première fois que je « triche » en alpinisme en empruntant des remontées mécaniques. On va dire que j’avais un certificat médical comme excuse. On n’a pas le plaisir d’arriver au glacier après un long effort, mais l’avantage est que l’on garde nos forces (et du temps) pour pouvoir faire des exercices durant 2 jours. Le glacier de la Girose s’étale devant nous, surmonté par le Pic de la Grave. Un beau décor est en place pour une belle journée !

photo montagne alpes alpinisme ecrins grave y cimes glacier girose

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Des ateliers sont dispersés un peu de partout sur le glacier et les falaises voisines. On connaît déjà bien les manips glaciaires, un peu moins les manips de rochers en terrain non équipé. Mais ma cheville me rappelle qu’il ne faudrait pas abuser quand même…

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On décide donc de commencer la journée de manière plutôt cool, avec des révisions de manips de neige : ancrage, arrêt de chute, mouflage, piolet-traction, passage de rimaye…

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Malgré un peu d’attente aux ateliers, la journée est bien occupée. Dans l’ensemble, on connaissait déjà toutes ces techniques, mais une petite révision ne fait jamais de mal. Cet été 2017 est vraiment catastrophique pour les glaciers : entre l’hiver qui a apporté très peu de neige, et un mois de juin caniculaire, les glaciers sont déjà très ouverts et les conditions dignes d’un mois d’août…

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En soirée, on dine dans un resto de la Grave, on s’offre une petite coupe de glace en terrasse, puis on assiste à la projection de quelques films avec du beau monde : Mathéo Jacquemoud, Hélias Millerioux, Mickaël Fuselier, Gérome Pouvreau, Florence Pinet… C’est un vrai plaisir d’échanger en toute simplicité avec ces grimpeurs et alpinistes de haut niveau qui comptent parmi les meilleurs français, voire les meilleurs mondiaux.

Après cette journée bien remplie, on n’a pas de mal à trouver le sommeil. Un formidable orage nous réveille cependant au beau milieu de la nuit. On est bien contents de dormir dans le fourgon, car ceux en tente doivent tenir les piquets pour ne pas s’envoler ! Les éclairs, nombreux, sont juste au-dessus de nos têtes.

Le lendemain matin, les nuages sont nombreux à rester accrochés aux sommets, et le large soleil promis par la météo tarde à venir… Le téléphérique de la Grave ne veut pas ouvrir. Après 2 bonnes heures d’attente, on comprend qu’il est trop tard pour pouvoir avoir le temps de faire encore des exercices aujourd’hui. C’est dommage car on comptait justement en profiter pour faire un peu d’alpinisme rocheux, un domaine que l’on pratique et maitrise un peu moins bien que l’alpinisme neigeux.
Tant pis, le week-end s’arrête là, c’est le jeu de la montagne ! Merci quand même aux bénévoles pour ce bon week-end !

Escalade dans le Verdon – Lou des Garrigues

par *V* ~ Dimanche 28 mai 2017

Date 28 mai 2017
Cotation AD / I / 5b
Altitude maxi 1100 mètres
Dénivelé positif Approche : pas grand chose. Voie : 150 mètres
Durée aller-retour Approche : 5 minutes
Voie : 2h30
Retour : 30 minutes
Carte IGN 3442 OT Gorges du Verdon - Moustiers Ste Marie - Lac de Ste Croix - PNR du Verdon
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Grand soleil
Accès Depuis la route des crêtes, se garer juste avant le premier tunnel (dans le sens Escalès - Malines). Descendre côté sud une vingtaine de mètres pour rejoindre un petit rappel de 10 m qui mène à la terrasse de départ. On peut aussi éviter le rappel en démarrant directement de la terrasse du rappel (spits accessibles sur la gauche).


Dernier jour de notre week-end prolongé dans le Verdon ! Après deux jours de « repos » à faire de la randonnée, je ne pouvais quand même pas partir sans grimper une dernière fois sur ces célèbres et magnifiques falaises.
Alors que certains partent au canyon sec de Mainmorte, on part à 2 cordées dans « Lou des Garrigues », une voie sans difficultés située sur une arête au-dessus des gorges. L’ambiance est moins vertignineuse que les voies qui descendent en plein coeur des gorges, mais la vue est quand même sublime.

photo montagne alpes escalade grande voie gorges verdon malines lou des garrigues



La grimpe est facile, les longueurs sont très courtes (trop courtes !) et peu continues, mais l’ambiance est belle et le calcaire est très chouette. Cinq vautours tournent au-dessus de nos têtes, mais ils n’auront pas droit à un grimpeur en guise de petit déjeuner !

photo montagne alpes escalade grande voie gorges verdon malines lou des garrigues

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Je me fais même plaisir à faire quelques longueurs faciles en tête. C’est sympa pour reprendre confiance. Attention, certaines portions de « marche » ne comportent pas de relais au bout, il faut donc faire le relais avant, ou savoir le construire soi-même. Rien de compliqué, mais il vaut mieux le savoir si on envoie des débutants en tête…

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La voie est donnée pour faire 10 longueurs, mais elles sont tellement courtes qu’au final on en a doublé la majorité : L1+L2, L4+L5, L7+L7 bis (idée moyenne si le premier de cordée est débutant, on a été obligé de faire un relais version terrain d’av’), L8+L9 (idem).

photo montagne alpes escalade grande voie gorges verdon malines lou des garrigues

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On sort en fin de matinée, il ne reste plus qu’à passer au camping pour ranger tout le bazar, et affronter une très longue route en pleine chaleur ! Il nous faudra pas moins de 7h30 pour rentrer à St Etienne en passant par Gap puis Grenoble, sans trop de bouchons mais beaucoup de petites routes ! A 4 voitures, nous avons testés 4 parcours différents, avec le même timing. Seule exception, ceux qui ont tenté l’A7 et qui mettront une heure de plus.
Moralité : pour le prochain week-end dans le Verdon, prévoir le RTT du lundi matin pour rentrer tranquillement, et profiter un peu plus longtemps de cette magnifique région.

Toutes les photos de cette journée (et de notre précédent séjour dans le Verdon) sont dans l’album photos des Gorges du Verdon.

Escalade dans le Verdon – La Dérobée

par *V* ~ Jeudi 25 mai 2017

Date 25 mai 2017
Cotation TD- / I / 6b+
Altitude maxi 1100 mètres
Dénivelé positif Approche : pas grand chose. Voie : 200 mètres
Durée aller-retour Approche : 30 minutes depuis le Point Sublime.
Voie : 5h30 pour cause de grosse galère.
Retour : 10 minutes si vous avez une 2ème voiture garée sur la route du belvédère. Une grosse heure sinon !
Carte IGN 3442 OT Gorges du Verdon - Moustiers Ste Marie - Lac de Ste Croix - PNR du Verdon
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Grand soleil
Accès Depuis le Point Sublime, prendre le début du chemin Martel. Traverser le 1er tunnel et prendre une sente qui monte raide entre les deux tunnels, jusqu'au pied de la falaise.
Autre accès possible : depuis le premier belvédère de la route des crêtes, une sente mène au bord de la falaise, et permet de descendre ensuite en rappel.


C’est parti pour 4 jours dans les gorges Verdon, sous le signe du soleil et de l’été. Après avoir découvert cette magnifique région il y a 2 ans, je suis ravie d’y revenir pour grimper. La région est réputée pour la beauté de ses voies d’escalade, mais aussi leur difficulté. Il n’existe quasiment aucune voie facile, et comme la plupart des voies attaquent par une descente en rappel, on est obligé d’arriver à remonter en haut ! Beaucoup de falaises sont aussi très vertigineuses. C’est un lieu mythique de l’escalade, et je suis impatiente d’aller me tester dans ce niveau et cette ambiance.

Après une longue route depuis St Etienne, nous arrivons au camping de la Palud-sur-Verdon à minuit passé… Il faut encore trouver le courage de planter les tentes, avant de trouver très facilement le sommeil, et une nuit un peu trop courte.

Pour le premier jour, nous avions prévu d’aller grimper au Galetas dans un niveau pas trop dur. Mais le soleil est déjà haut dans le ciel lorsque nous nous levons. Les températures caniculaires annoncées nous font changer de plan. Direction le Point Sublime, un peu plus à l’ombre, mais qui va nous faire attaquer direct « dans le dur ».
Au programme du jour « la Dérobée », une voie en 5 longueurs, avec surtout du 5b mais aussi une longueur en 6a bien costaud et un passage bloc de 6b+ pour finir. Ça s’annonce très costaud pour mon niveau. Mais heureusement on a un premier cordée qui devrait passer sans problème, et qui adooore faire des mouflages pour aider ses seconds en difficulté. Ça sert d’avoir un pote cordiste !

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On part dans la voie à 2 cordées de 3 personnes. On attaque heureusement par une longueur d’échauffe, un 5a/5b qui déroule bien.

La deuxième longueur est plus sérieuse : un dièdre bien renfougne et un peu patiné, avec un pas plus dur vers la fin (coté 6a mais de l’avis unanime ça vaut bien son petit 6a+ voire 6b…). J’y laisse des forces physiques et mentales, et la suite commence donc à devenir galère…

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La 3ème longueur en 5b n’est pas si dure mais ça commence à couiner : trop chaud, trop faim, et le premier de cordée qui nous fait une allergie aux arachides en pleine falaise. Bref, l’ambiance est là !

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La 4ème longueur est un dièdre renfougne, soi-disant 4b mais j’aurais bien mis 5b ! Je commence à comprendre ce que veut dire « voie historique »… Ça grimpe au plus facile mais pas forcément au plus joli. En prime c’est végétatif, les copains en-dessous ont apprécié les chutes de feuilles… Heureusement ça sent bon la lavande :) Je commence à être bien rincée. Heureusement, on est mieux là qu’à un concert d’Ariana Grande ! (allergiques à l’humour noir, passez votre chemin…).
En s’élevant, l’ambiance commence à devenir magnifique, je suis ravie du cadre car c’est ce que je suis venue chercher dans ces gorges du Verdon. Le gaz est bien présent, mais la verticale est un peu coupée par des vires, donc l’ensemble n’est pas trop vertigineux.

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Après une petite traversée sur une vire, on attaque la 5ème longueur par un pas de 6b+ athlétique, bien bloc, avec les pieds en mode Tarzan dans les arbres voisins. Notre 1er de cordée s’installe quelques spits au-dessus pour faire un mouflage… Ensuite il y a encore un bout en 6a/6a+ (?) avec un petit bombé à passer, puis un rétablissement pas si évident. Malgré tout la grimpe est plus moderne et même si j’avance centimètre par centimètre, j’arrive à y prendre presque du plaisir malgré la fatigue.
Ceci dit c’était une bonne longueur d’artif’ où il a fallu mettre l’éthique de côté : mouflage, remontée sur corde au tibloc, tirage de dégaine et pied sur le spit… toute la panoplie de triche y est passée !

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On arrive enfin sur une belle vire, et il ne reste plus que quelques mètres de randonnée à faire sur la gauche pour trouver le plateau. Deux gentils garçons se sont dévouent pour aller chercher les voitures qui étaient au couloir Sansom, à travers un retour peu marqué et une désescalade de dalle assez exposée. Cela nous laisse une grosse pause d’une heure, le temps de récupérer. On en profite pour attendre les copains partis dans « Pour une poignée de gros lards », qui n’ont finalement pas été bien plus rapides que nous.

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Bref, une voie où j’en aurais bien bavé, merci à mon premier de cordée et aux copains de la cordée en-dessous pour leur patience ! Il ne faut pas sous-estimer ce genre de voie…
Je suis malgré tout ravie d’avoir profité d’une belle vue sur les gorges et d’une belle ambiance.

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En 10 minutes de marche, nous sommes de retour au 1er belvédère de la route des crêtes où nos chauffeurs nous attendent. Il est fort tard, l’heure du pique-nique est passée depuis longtemps, mais le casse-croûte qui a chauffé dans le coffre est avalé rapidement ! J’avais prévu une pizza froide, mais elle a tellement chauffé qu’on la croirait sortie du four (toujours voir le bon côté des choses !). Que de fous rires malgré la fatigue. Merci les copains !

Toutes les photos de cette journée (et de notre précédent séjour dans le Verdon) sont dans l’album photos des Gorges du Verdon.