Archives de la Catégorie 'Alpinisme & Escalade'

Suisse – Jegihorn – Alpendurst

par *V* ~ Samedi 11 août 2018

Date 11 août 2018
Cotation AD / II / 4c
Altitude au sommet 3206 mètres
Dénivelé positif Approche : 500 mètres
Voie : 350 mètres
Durée aller-retour Approche : 1h
Voie : 3h45
Descente : 2h
Total pauses comprises : 7h30
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Brumes puis soleil
Accès De Saas-Grund prendre la télécabine jusqu'à Kreuzboden. Remonter une piste de ski puis bifurquer rapidement sur un petit sentier à gauche. A une intersection, ne pas suivre la direction de la via ferrata, mais monter en direction du pied de l'imposante falaise qui comporte plusieurs voies. Alpendurst est située sur la gauche de la falaise.


Réveil matinal à 6h pour une journée d’escalade.
Nous montons à Saas-Grund et arrivons avant même le départ des premiers oeufs, mais les grimpeurs et alpinistes sont déjà très nombreux ! Nous empruntons la télécabine jusqu’à Kreuzboden pour 32 CHF par personne aller/retour (ah la joie des modiques prix suisses…).

Depuis la gare du téléphérique, nous empruntons une piste de ski, talonnés par d’autres grimpeurs aussi pressés que nous d’arriver au pied des voies. Un joli sentier de plus en plus minéral nous mène ensuite au pied de l’imposante muraille du Jegihorn. On fait moins les malins. Nous nous équipons et partons les premiers du jour pour l’ascension des 350 mètres de la falaise.

photo montagne alpes escalade grande voie suisse valais saasgrund jegihorn alpendurst



L’escalade est rapidement très plaisante, sur un rocher adhérent et crochetant. La grimpe est facile mais continue, quasiment sans portion de randonnée. Les quelques brumes du matin se dissipent rapidement et nous profitons d’une vue sensationnelle sur le cirque des Mischabels d’un côté, et les Weissmies de l’autre. Que de « 4000″ face à nous !

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On enchaîne les portions de dalles, ressauts, jolies écailles à travailler, dièdres et cheminées (un peu de renfougne à prévoir dans L5). Au fur et à mesure que nous nous élevons, la face devient plus verticale. On savoure l’ambiance haute-montagne en grimpant sans stress dans cette voie bien équipée. D’ailleurs les relais sont chaînés et souvent assez confortables.

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Seul revers de la médaille, la fréquentation est bien présente ! Nous laissons passer une cordée féminine qui grimpe bien, il faut dire que l’une d’entre elle parcourt la voie pour la 3ème fois. On peut la comprendre, car ce genre de voie bien équipée à cette altitude est plutôt rare.

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On ne voit pas les 14 longueurs passer tellement c’est du 100% plaisir. C’est presque à regret que l’on atteint déjà le dernier relais juste sous la croix sommitale à 13h.

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Il a foule au sommet, entre les grimpeurs qui sortent de différentes voies et via-ferrastistes.
Après un bon pique-nique et 30 minutes de pause bien méritée, on attaque la descente dans des gros rochers et éboulis comme ou les aime (ou pas).

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On retrouve enfin notre sentier de départ puis la gare du téléphérique. On rentrera au camping juste à temps pour ne pas louper l’horaire de la sieste et la trempette à la piscine !

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Je n’aime pas les superlatifs mais c’est probablement une des plus belles voies d’escalade que l’on ait faite dans ce style : une belle face verticale de 350m, 14 longueurs faciles mais qui grimpent tout le long, un très beau rocher varié, un équipement 4 étoiles et des relais presque tous confortables (sisi ça existe !), et surtout une sortie pile poil au sommet à 3200 mètres d’altitude, avec la vue sur les glaciers et les 4000 de Saas-Fee. Bref, une journée au top !

Quelques photos en plus sont disponibles dans l’album photos du Jegihorn.

Suisse – Escalade à Brig-Naters – Ice-age

par *V* ~ Vendredi 10 août 2018

Après une petite semaine passée autour d’Obergoms au fin fond du Valais, nous levons le camp, toujours sous une météo maussade. Une grosse heure de route plus tard, nous rejoignons Visp, un peu plus bas dans la vallée, qui sera notre second camp de base pour ces vacances suisses.

L’intendance camping-lessive-course est rapidement expédiée, et le soleil revient. On profite donc de la fin d’après-midi pour faire quelques couennes sur la falaise Ice Age de Naters. On enchaîne plusieurs voies en dalle facile dans le 4 et le 5, avec même pas mal de grimpe en tête pour moi, chose plutôt rare.

photo montagne alpes escalade suisse valais brig naters ice age



Après ce court intermède sportif, il ne reste plus qu’à rentrer au camping et à nous préparer pour l’escalade du lendemain, qui promet d’être bien plus grandiose (article à venir !).

Suisse – Grimsel – Roadrunner

par *V* ~ Jeudi 9 août 2018

Date 9 août 2018
Cotation AD / I / 4c
Altitude maxi 1950 mètres
Dénivelé positif Approche : pas grand chose. Voie : 150 mètres
Durée aller-retour 3h
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Soleil
Accès Du col du Grimsel, descendre au parking au pied du barrage du Räterichsbodensee. Monter au pied de dalles bien visibles.


Encore un réveil matinal pour monter au col de Grimsel. Cette fois-ci, on attaque par une grande voie.
Les deux premières longueurs en 3a puis 3c nous permettent de nous échauffer en mode rando.

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On retrouve ensuite les dalles à passer en adhérence et deux ressauts plus grimpants.

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On zappe la dernière longueur en 5c et on descend en 6 rappels dans la voie. Pas facile les rappels quand la falaise n’est pas assez raide !

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Ce n’est pas la voie la plus intéressante de l’été, mais elle a le mérite de nous remettre les pieds à l’étrier (ou aux chaussons plutôt dans le cas présent).

On fête ça au resto avec une « croûte » et des pâtes à la raclette. Quelle bande de touristes :) On retrouve le camping et la traditionnelle pluis d’après-midi, qui cette fois-ci ne stoppera pas jusqu’au soir. C’est une météo parfaite pour la sieste !

En fin d’après-midi, on monte en voiture au col Nufenen, qui fait la frontière avec l’Italie, mais le panorama est bien caché par la brume.

Suisse – Grimsel – Azalée Beach

par *V* ~ Lundi 6 août 2018

Après une semaine de déménagement (et oui, encore, il faut bien reprendre le rythme de 2 déménagements en 10 mois), nous voilà enfin en vacances ! Le déménagement ne nous a guère laissé le temps d’organiser les vacances. Cette année, ce sera donc la Suisse, et plus précisément le Valais, une région alpine réputée mais que nous ne connaissons pas du tout. En effet, le coin est à la fois trop loin pour y passer un week-end, et un peu trop proche pour y penser pour les vacances. Et pourtant les nombreux activités (rando, escalade, alpinisme…) devraient largement nous satisfaire pour les 15 prochains jours.

Nous quittons la Savoie en milieu de matinée, faisons route par Megève, Chamonix, puis empruntons la descente vertigineuse sur Martigny en pleine chaleur. Nous attaquons ensuite une longue remontée du Valais. On profite des berges d’un joli lac pour la pause pique-nique à Sierre. On trouve enfin un peu de fraîcheur au-dessus de Brig. On pose le camp pour quelques jours à Ulrichen, après s’être fait gronder en allemand par le gérant (on n’a rien compris, mais à priori on mettait trop de temps à trouver une place). La tente n’est pas encore montée qu’une piqûre de guêpe garantit à Monsieur une taille de bras digne d’un body-builder pour les prochains jours… Bref, les vacances commencent fort !

Le lendemain, le réveil prévu à 7h est repoussé d’une heure sans ménagement. Un peu de repos ne nous fera pas de mal. Nous montons au Grimselpass et basculons de l’autre côté pour nous garer à Gerstenegg. Par une marche de 20 minutes, nous rejoignons le secteur de grimpe Azalée Beach, une belle dalle glaciaire parcourue d’une vingtaine de voies de 3 ou 4 longueurs, avec des niveaux s’échelonnant du 3 au 6a+.

photo montagne alpes escalade grande voie suisse valais grimsel  azalee beach



Notre niveau de grimpe étant bien bas cette année, c’est dans la voie « Félix » (4a, 4c) que l’on se lance. La reprise du contact avec une pure dalle lisse est un peu rude, et il faut se motiver pour oser grimper sur les pieds. Le moral et l’égo en prennent un coup !

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Après le pique-nique, une averse nous surprend alors que l’on allait attaquer une nouvelle grimpette. On plie donc les cordes et on rejoint à la voiture à 13h. Nous retournons au col de Grimsel où l’on fait une pause pour profiter du paysage. Les deux versants du col sont assez contrastés. Quel dommage qu’ils soient quelques peu gâchés par les pylônes électriques issus des nombreux barrages.

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Après un café, on reprend le Scudo pour la suite de la journée (à venir dans un prochain article).

Dôme des Glaciers par l’arête des Lanchettes version 2018

par *V* ~ Dimanche 1 juillet 2018

Date 30 juin - 1er juillet 2018
Cotation PD- / II / 2
Altitude au sommet 3592 mètres
Dénivelé positif 1er jour : 800 mètres
2ème jour : 842 mètres
Durée aller-retour Second jour : du refuge au sommet : 5h
Total : 9h30
Carte IGN 3531 ET Saint-Gervais-les-Bains Massif du Mont-Blanc
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Grand beau et chaud durant les 2 jours
Accès Depuis les Chapieux (commune de Bourg-Saint-Maurice), prendre la route de la Ville des Glaciers. Parking au bout.


Depuis longtemps nous avions envie de faire une sortie d’alpinisme entre cousins. Le plan initial était ambitieux : la traversée des arêtes du soleil en Vanoise, ou l’arête des Papillons dans les Ecrins.
Malheureusement, un bon mal de dos contracté lors de notre dernière sortie d’escalade à Chamonix nous oblige à revoir nos ambitions à la baisse. On cherche donc une idée de course pas trop longue avec une partie rocheuse et une partie glaciaire. Après avoir écumé les topos de la région, notre choix se porte sur une des deux grands classiques au départ du refuge Robert Blanc : soit le Mont Tondu, soit l’arête des Lanchettes menant au Dôme des Glaciers.
Nous ne connaissons pas la première course, mais avons déjà parcouru la seconde option lors de notre toute première sortie d’alpi il y a 5 ans déjà ! D’habitude nous n’aimons pas trop refaire une course, mais nous avions tellement adoré cet itinéraire que nous décidons de le parcourir une deuxième fois. En plus c’est une course qui s’annonce très complète : couloir de neige un peu raide, arête rocheuse, succession de dômes glaciaires puis descente sur un glacier demandant souvent un peu d’attention.

Nous partons de la maison peu après midi. Après avoir franchi le cormet de Roselend et pique-niqué aux Chapieux, nous partons du parking des Lanchettes. Le week-end s’annonce très chaud, mais pour l’instant une petite bise devrait nous éviter de trop cramer. On contemple le beau panorama du cirque fermant la vallée des Glaciers, avec une belle vue sur le chemin qui nous attend pour ses deux jours. Nous sommes déjà venus plusieurs fois mais c’est toujours un plaisir de retrouver ce lieu magique, bien plus calme que le reste du massif du Mont-Blanc.

photo montagne alpes alpinisme haute savoie chapieux bourg saint maurice ville des glaciers mont blanc arete des lanchettes dome des glaciers



Nous empruntons le nouveau sentier d’accès au refuge, qui monte bien moins raide que l’ancien ! Vers 2400 mètres d’altitude, nous trouvons des névés en continu. C’est l’occasion de faire quelques exercices de cramponnage et arrêt de chute au piolet.
En fin d’après-midi, nous rejoignons le refuge Robert Blanc et tombons nez à nez avec des copains de notre ancienne patrie stéphanoise !

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Après une petite bière, il est temps de bien dîner (merci pour le digestif !), de discuter un moment avec les stéphanois puis de nous coucher tôt. Le sommeil tarde à venir. On cogite un peu sur les conditions du couloir de départ de demain matin dont la vue de loin ne nous a pas enchanté, sans compter la chaleur qui va nous forcer à être rapides, la pression d’emmener une cordée avec un débutant etc… Il est bien minuit lorsque j’arrive enfin à dormir par intermittence.

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Le réveil sonne à 3h50. Dix minutes plus tard nous sommes au petit-déjeuner, et à 4h30 nous voilà déjà équipés et prêts au départ. Nous attendons un peu les cousins, et toute la petite troupe se met en route vers 4h45. Nous sommes seuls, c’est rare sur cette course ! Le refuge était plein, mais les autres cordées sont partis pour d’autres courses, ou pour un aller/retour au dôme par le glacier. En fait, une cordée fort rapide nous rattrapera un peu plus tard, mais à part ça nous sommes dans un calme (et un cadre) royal.

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Malgré la nuit chaude (10°C à 2700 mètres !), la neige a regelé. Le cramponnage est donc efficace, et les premières pentes derrière le refuge nous échauffent rapidement. J’avais souvenir d’un couloir raide mais facilité par la présence de marches. Mais cette fois-ci c’est à nous de faire la trace : un bon exercice pour cramponner en pointes avant ! La pente est de plus en plus raide, les mollets chauffent. Ce n’est pas très technique, mais tout de même plus difficile qu’en 2013 alors que la trace était bien faite.
Le jour se lève déjà, les frontales ne sont plus nécessaires. Au milieu du couloir, une rupture dans la neige nous oblige à passer par une section en rocher un peu pourrie. On reprend ensuite la neige pour un dernier effort avant de déboucher sur l’arête des Lanchettes.
Ouf, le plus dur de la course est fait ! Il est 6h, on admire un superbe panorama et les premières lueurs sur les sommets voisins en faisant une petite pause de 15 minutes.

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On quitte les crampons et attaquons notre cheminement sur l’arête des Lanchettes. La vue sur le bassin de Tré la Tête est aussi fabuleuse que dans mes souvenirs.

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Le parcours est plutôt facile, alternant les sections de marche avec d’autres portions où il fait poser les mains, sans que l’escalade ne soit trop exposée. Que du plaisir ! On chemine tantôt versant Ouest au-dessus du glacier de Tré-la-Tête, tantôt versant Est, au-dessus du glacier des Glaciers. C’est ce dernier qu’il va falloir redescendre tout à l’heure, on en profite donc pour repérer le cheminement à travers les crevasses… Le chemin monte et descend jusqu’au col des Glaciers.
La courte nuit commence à se faire sentir, je ne dirais pas non à une petite sieste, d’autant plus que la température est douce et l’atmosphère sans vent. Mais ce n’est ni l’heure, ni le lieu.

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Les rayons de soleil nous atteignent enfin et me réveillent un peu. Il faut se motiver pour continuer à monter sur l’arête, jusqu’au passage des gendarmes équipés de quelques spits.

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L’arête devient nettement plus large ensuite, et on remonte une portion en pierrier peu agréable.

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On retrouve ensuite la neige vers 3200 mètres d’altitude au col du Moyen Age. Il est 9h, je commence à souffrir un peu de la fatigue et de l’altitude. On fait une bonne pause, on remet les crampons, on s’encorde à 4 personnes sur la même corde et on repart pour la dernière portion : une succession interminable de bosses et faux-sommets.

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Nous arrivons enfin à 9h45 au Dôme des Glaciers, à 3592 mètres d’altitude. Avant de partir, je m’étais promis de monter jusqu’à l’épaule de l’Aiguille des Glaciers à 3700 mètres. Mais nous sommes tous un peu cuits (merci aux garçons qui ont un peu tracté les filles sur la corde…), et l’heure tardive nous incite à stopper la montée ici. La vue est splendide sur le massif du Mont Blanc, le toit de l’Europe bien sûr mais aussi les Dômes de Miage, la Vanoise, les Ecrins au loin, et quelques sommets italiens et suisses. Le fond de l’air est bien moins frais qu’en 2013 où nous avions eu un tel vent qu’il était difficile de se tenir debout…

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Après une courte pause, nous attaquons la descente sur le glacier des Glaciers. Nous savons qu’il est zébré de nombreuses crevasses, et cheminons donc prudemment : d’abord en rive gauche (bon exercice de descente en faisant chauffer les cuisses sur une portion un peu plus raide !), ensuite en traversée entre deux zones crevassées, puis relativement proche de la rive droite. La neige est encore assez dure, c’est tant mieux pour éviter les crevasses. Mais de grosses bosses peu agréables sont formées à la surface de la neige, nous ne pouvons donc pas descendre aussi vite et facilement que souhaité. Nous traversons quelques ponts de neige à tour de rôle, puis atteignons enfin le bas du glacier à midi, deux heures après être partis du sommet ! Je ne pensais pas mettre autant de temps ! Nous sommes complètement rôtis par le soleil et la chaleur. Nous quittons avec plaisir baudrier, crampons, corde et vêtements chauds.

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Après une bonne pause récupératrice, nous attaquons la moraine puis des névés ramollis nous permettent enfin de descendre sans effort ! On tire vers la gauche pour rattraper un petit sentier qui descend bien raide et rejoint le sentier du refuge au pied de belles cascades.

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La dernière portion en pleine fournaise est interminable, les cuisses souffrent, mais nous arrivons enfin à la voiture à 14h45. Nous avons mis une heure de plus qu’en 2013, sans doute à cause de mon coup de mou sur l’arête, mais surtout des conditions de neige a la descente qui nous ont bien ralenti. Malgré tout, les cousins sont ravis de cette sortie, et donc nous aussi ! Nous ne regrettons pas du tout d’avoir refait ce parcours, on ne s’était pas trompé, c’était vraiment une super jolie course très variée !

Plus de photos dans l’album photos du Dôme des Glaciers.