Fourgon aménagé

par *V* ~ Dimanche 27 octobre 2013

Depuis longtemps nous rêvions secrètement de pouvoir dormir dans la voiture. Liberté absolue de se poser où on veut, quand on veut, au gré de nos escapades.
Le cahier des charges est simple : nous voulons un modèle pas trop gros afin de pouvoir rouler facilement sur les routes de montagne, pas trop haut afin de rentrer dans tous les parkings, et surtout discret afin de pouvoir dormir n’importe où.
A l’automne 2012, après plusieurs mois de réflexion et de recherches, nous voilà enfin propriétaires d’un petit fourgon ! Le modèle : Fiat Scudo (modèle équivalent à un Jumpy ou Expert), 4 ans, 100 000 km au compteur. C’est un L2H1, c’est à dire légèrement plus long que le modèle de base. Ce n’était pas dans notre cahier des charges, mais finalement les quelques centimètres en plus nous rendrons bien des services.

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fourgon scudo amenage amenagement

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Première bonne surprise, il rentre dans le garage au centimètre près. On trouve vite un surnom à notre bébé : ce sera Scubido.

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A présent, à nous de l’aménager ! Le site Trafic Aménagé est pour cela une mine d’informations. Je dois avouer que Monsieur a fait une grosse part du travail ;-)
Le fourgon est en excellent état à l’extérieur. On ne peut en dire autant de l’intérieur malheureusement… Les anciens propriétaires étaient une entreprise de nettoyage, on peut parier que quelques litres de produits corrosifs ont suinté par terre…

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On commence par démonter la séparation entre la cabine et l’arrière, puis on prend notre courage à deux mains, et on frotte longtemps… très longtemps, à la brosse métallique. Une fois la couche de rouille enlevée, l’intérieur est déjà plus présentable.

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On applique ensuite deux couches de peinture blanche anti-rouille. Voilà donc un joli intérieur, presque comme neuf. Mine de rien cette première étape nous a déjà occupé 2 semaines.

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Ensuite c’est l’heure de la douloureuse : un voyage chez le Roy Merlin l’enchanteur, et nous voilà délesté de quelques centaines d’euros en échange de pas mal de planches et autre matériel de bricolage. On en profite au passage pour tirer quelques gaines électriques : une au milieu près du conducteur, et l’autre à l’arrière. Pour l’instant cela ne nous servira pas, mais sait-on jamais…

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Bon, c’est bien mignon d’avoir fait de la jolie peinture blanche, mais il va falloir recouvrir tout ça. Prochaine étape : mission isolation et coffrage. C’est THE gros morceau, la bête noire. Même si on ne compte pas chauffer le camion, il faut quand même isoler au mieux afin d’éviter les courants d’air et la condensation.
Tout d’abord, on colle des tasseaux à la colle polymère Bostik directement sur la carrosserie.

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Pendant que la colle sèche, on prépare l’isolant multicouche et les planches de contreplaqué qui viendront par-dessus. L’isolant sera agrafé sur les tasseaux, et les planches vissées sur les tasseaux à travers l’isolant. Premier piège à éviter : ne pas oublier de découper et percer les planches AVANT d’avoir mis l’isolant, sinon il est ensuite impossible ou presque de retrouver les tasseaux pour y fixer les planches… Ce genre de fourgon petit modèle est un vrai casse-tête pour la découpe : aucun angle droit, aucune ligne parallèle, la découpe des planches prend donc de nombreuses heures… Il nous faudra un week-end de travail pour le sol, et autant pour chaque côté, chaque porte, le plafond etc… Bref, deux mois d’efforts ! Heureusement, on aime bien bricoler dehors les week-ends par -5°C sous la neige…

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Petite astuce : laisser l’isolant dépasser des planches pour bien faire la liaison entre le sol et les murs, afin de limiter les ponts thermiques.
Encore des tasseaux sur un mur…

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… et des tasseaux sur l’autre mur, on ne s’en lasse pas…

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C’est ainsi équipé que l’on part pour quelques jours en montagne à l’automne. Le fourgon franchit le col du Lautaret à bonne allure, on est contents ! Le plafond, la porte latérale et les portes arrières ne sont pas encore isolées. Premier constat : le matelas et la couette c’est confortable, mais la tôle condense énormément ! Au matin, on est complètement trempés par l’eau qui dégouline du plafond. Le lendemain matin, la condensation ne coule pas, et pour cause il a gelé pendant la nuit… Mais à peine le réchaud allumé (quelle erreur !), tout dégèle d’un coup, et c’est la douche glacée…

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C’est donc décidé, il va falloir réfléchir sérieusement à l’aération avant de continuer les travaux. On perce deux ouvertures pour mettre des grilles : une à l’arrière en haut, une sur le côté relativement en bas de la carrosserie. De cette manière, on est sûrs que l’air circule au mieux dans le fourgon. Percer la carrosserie de la voiture est une tâche un peu angoissante, pas le droit à l’erreur ! Pour la porte latérale qui est assez épaisse, on décide de bricoler une petite conduite d’air, afin d’éviter que l’air froid ne rentre dans l’épaisseur de l’isolant. Bien galère à mettre, heureusement qu’on avait 4 mains…

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Pour la porte arrière c’est moins compliqué même si les découpes sont là aussi fort nombreuses.

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Il ne reste plus que le plafond. Rebelote : tasseaux, isolant, coffrage.

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Après la pose d’un sol plastique (moche mais on s’en fout) afin d’éviter de tout pourrir, deux couches de vernis pour protéger les planches, et voilà le gros œuvre enfin fini pour Noël !

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On bricole ensuite un sommier « peigne » permettant d’utiliser un matelas de clic-clac en mode canapé ou en mode lit.

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On part ainsi en Toscane à Noël, et on peut constater que l’isolation et le coffrage sont bien plus efficaces que lors de notre dernière virée ! Certes, sans chauffage, il fait vite froid, mais on est bien protégés du vent, et l’intérieur reste bien sec.
On fait une petite pause durant l’hiver, car bricoler dans le froid, c’est quand même difficile ! Au printemps, on reprend nos efforts pour l’aménagement intérieur. C’est plus fun, et ça va beaucoup plus vite que l’isolation.

Notre souhait : quelque chose de simple, rapide à monter et à démonter pour manger et dormir dans le fourgon. On désire également disposer d’un volume suffisant de rangement pour pouvoir partir pendant plusieurs semaines avec tout le matos de rando, escalade, alpinisme, photographie, voyage…
Au menu de cet aménagement : monter le sommier sur pieds et faire un grand placard sur le côté qui nous servira également de table à manger. Sur le côté du meuble, on installe un petit porte-manteau, indispensable pour pendre les vestes de rando mouillées… Pour les soirs de camping, on dispose d’une petite table et de deux chaises pliantes pour dîner dehors si la météo le permet. Sous le lit, on installe 4 grandes caisses pour ranger toutes les affaires : vêtements, matériel de montagne et de photo etc. Sur les portes arrière, on fixe des pochettes pour avoir du bazar à portée de main, surtout pratique pour la nuit. Au fond, une tringle et un rideau sont placés afin d’isoler les deux parties du fourgon, tout en gardant quand même un accès facile à l’avant si on veut placer quelques affaires sur les sièges.

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Le haut du placard nous sert de cuisine et de garde-manger. On a vraiment la place pour mettre de la nourriture en quantité suffisante pour plusieurs jours d’autonomie. Au passage, il faut réfléchir à une fermeture qui supporte d’être secouée dans les virages sans s’ouvrir ! Après avoir fait la désagréable expérience de renverser la cafetière (sale et pleine de marc de café évidemment) sur le lit en pleine conduite, on a écumé les rayons de magasins de bricolage pour trouver un système costaud…

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Le bas du placard est séparé en deux parties : un rayonnage pour mettre encore un peu de bazar et qui fait office de table de nuit, et la partie basse où l’on range nos chaussures de randonnée boueuses ! Du tissu antidérapant permet de bien maintenir tous les objets sur le rayon, même lors de la conduite.

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Il nous reste même un peu de place pour installer un petit évier, le luxe ! Ce n’était pas prévu, mais finalement c’est bien pratique pour pouvoir faire un brin de vaisselle. L’évier est une simple gamelle de chien, percée. Deux bidons servent l’un de réserve d’eau propre, l’autre pour stocker l’eau usagée. Un système de pompe à pied alimente un petit tuyau, pratique pour avoir les deux mains libres tout en faisant couler l’eau comme à la maison ! On cache les bidons par un petit torchon placé devant. Le robinet a été mis sur le côté extérieur de l’évier, et peut facilement pivoter, afin de remplir des grosses gourdes ou casseroles qui ne passeraient pas dans l’évier.

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Enfin, du côté avant, il nous reste de la place pour mettre encore une glacière (pouvant se brancher sur l’allume-cigare, bien pratique !), et une grande caisse pour le matériel qui ne rentrerait pas sous le lit (sacs à dos de montagne notamment). C’est la version L2 du Scudo qui nous permet de grappiller ces quelques centimètres pour pouvoir mettre la glacière, et il faut avouer que là encore c’est bien pratique pour gagner en autonomie et en confort. Au passage, des tendeurs au plafond et quelques pinces à linge sont les bienvenus pour faire sécher la lessive des vacances. On investit aussi dans un petit extincteur au cas où…

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Et voilà notre fourgon terminé ! A l’usage, on est vraiment ravis, il n’y a rien à changer !
Seuls projets pour l’an prochain : bricoler un petit auvent pour pouvoir garder la porte ouverte même quand il pleut, et finir de décoller les moches autocollants de l’ancien propriétaire. Et si le budget le permet, dans un monde parfait, changer la banquette conducteur et passager par de « vrais » fauteuils plus confortables pour les longs trajets !

Pour finir, quelques souvenirs de nos virées en avec Scubido cette année : dans les Cerces et les Ecrins à l’automne, une belle boucle en Toscane à Noël, un « Scubivouac » frisquet sur un parking de Bourg d’Oisans en plein hiver, une très jolie virée en Bretagne et Normandie au printemps, quelques week-ends d’escalade, des dodos tardifs les soirs de mariage en juillet, puis enfin nos superbes 3 semaines de vacances dans les Alpes entre Savoie et Dolomites !

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Trail Gargomançois

par *V* ~ Dimanche 6 octobre 2013

Afin d’acquérir et conserver un peu plus de forme physique, je m’étais mise à la course à pied au printemps. L’idée était surtout d’avoir suffisamment « la caisse » pour aborder sereinement quelques courses d’alpinisme cet été. Seulement, quand on habite un petit village du Forez, les routes goudronnées ne sont pas nombreuses. La plupart du temps, je suis donc allée courir sur des sentiers (rarement plats…), ce qui était plutôt fort agréable, même le soir en semaine après le travail.

Et puis on se prend au jeu et puis on se dit qu’on s’inscrirait bien à une petite course, histoire de se tester, et surtout de rester motivé jusqu’à l’automne.

Début octobre se déroulait le trail Gargomançois à Saint Maurice en Gourgois, tout près de la maison. Deux courses sont proposées : un 28 km bien costaud (1200 mètres de dénivelé positif bien raide) et un 12 km plus léger (400 mètres de dénivelé). On opte pour le second parcours. Le tracé est bien varié, bien sauvage la plupart du temps, même si l’essentiel de la montée se fait sur la seconde moitié du parcours ! La météo n’était pas au top, on aura même eu droit à quelques gouttes, mais l’ambiance était fort sympathique. Au final la montre GPS annonce 12,6 km mais on finit pas trop cuits, et contents d’avoir terminé la course en se faisant plaisir !
Bref, une expérience à recommencer.

Pour finir, quelques photos prises en courant durant de cet été près de la maison. On a connu plus désagréable comme cadre pour s’entraîner.

photo forez auvergne loire haute-loire

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Rives de la Mer de Glace – Rocher des Mottets : Via Corda Alpina

par *V* ~ Dimanche 22 septembre 2013

Date 22 septembre 2013
Cotation PD / I / 3c
Altitude maxi 1913 mètres
Dénivelé positif 830 mètres
Durée 3h30 dans la voie, 7h en tout
Carte IGN 3630 OT Chamonix - Massif du Mont-Blanc
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Grand beau
Accès Se garer près de l'héliport des bois aux Praz de Chamonix. Pour la marche d'approche, traverser le pont sur l'Arveyron, et prendre une piste de VTT sur la gauche.


Pour profiter encore un peu de l’été, nous avions envie de faire une petite grimpette. Direction le rocher des Mottets, une petite falaise reliant la vallée de Chamonix à la Mer de Glace.
Réveil matinal, on s’échauffe par une petite marche sur du plat, à travers la forêt. En 15 minutes, on rejoint le départ de la Via Corda Alpina.
Attention pour les amateurs : une via corda n’est PAS une via ferrata. C’est un itinéraire partiellement équipé, mais dont les techniques de progression se rapprochent plutôt de l’escalade ou de l’alpinisme facile. Il faut savoir se servir d’une corde, de dégaines, savoir éventuellement poser un relais etc…

Le beau pilier des Drus et l’Aiguille Verte nous surveilleront pendant toute notre progression.

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photo montagne alpes escalade mont blanc mer de glace rocher mottets


Il est encore tôt, la vallée est calme, on progresse tranquillement en corde tendue sur l’itinéraire. Des portions rocheuses jamais bien raides s’enchaînent, reliées par des traversées dans une forêt clairsemée. L’équipement est intelligent, tous les pas qui pourraient poser problèmes à des débutants sont bien protégés. Des chaussures assez adhérentes sont appréciées pour les passages en dalle. Je ne suis pas forcément dans une forme olympique (les restes de la fondue de la veille peut-être ?), je reste donc tranquillement en second de cordée.

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On profite d’une belle vue sur les Aiguilles Rouges, la vallée de Chamonix, et surtout sur l’Aiguille Verte et les Drus.

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La voie est plus rapide que nous le pensions. On en profite pour faire une belle pause casse-croûte dans la dernière longueur, et on sort de la voie à midi, presque déçus d’avoir déjà fini ! Il faut croire de l’on devient « forts », car on aurait presque aimé avoir des passages d’escalade plus durs ou plus longs !

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Nous avons encore largement du temps, et l’envie de profiter la météo agréable. On décide donc de poursuivre par une petite randonnée en balcon au-dessus de la Mer de Glace, jusqu’à la gare du Montenvers. Après toutes ces années de montagne, je n’avais pourtant jamais été voir la mer de Glace de près, c’est donc chose faite. En plus, on peut se la péter un peu au milieu des touristes avec notre matos de grimpe accroché sur le sac ;)

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On pique-nique au pied du vieil hôtel du Montenvers, en admirant tous les sommets alentours.

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On quitte enfin la foule de touristes pour retourner dans la forêt. A peine quelques mètres en-dessous du Montenvers, on retrouve tout de suite le calme, seulement troublé par les allers-retours de l’hélicoptère du PGHM…

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Ainsi s’achève un beau week-end de fin d’été passé à Chamonix !

La Jonction (ou presque)

par *V* ~ Samedi 21 septembre 2013

Date 21 septembre 2013
Dénivelé positif 1050 mètres
Altitude maxi 2200 mètres environ
Durée aller-retour 5h15
Météo Soleil
Carte IGN 3531 ET Saint Gervais les Bains - Massif du Mont-Blanc
Accès Depuis les Bossons, peu avant Chamonix, monter au tremplin olympique du Mont


L’été est encore là pour quelques semaines, il serait dommage de ne pas en profiter. Direction la vallée de Chamonix, pour un week-end rando et escalade.
Partis vendredi soir après le travail, nous avons dormi dans le fourgon sur une aire d’autoroute près de Sallanches. Au réveil, le ciel bleu est magnifique, avec une belle vue sur le Mont Blanc.
On fait quelques courses aux Houches, puis on se gare au pied du tremplin de saut à ski.
On attaque une montée régulière en forêt. Sur la carte, le sentier avait l’air raide, mais finalement les nombreux lacets adoucissent nettement la pente et permettent de s’échauffer tranquillement. On passe à côté du chalet des Bossons, puis on grimpe encore un moment en forêt jusqu’à atteindre le chalet des Pyramides. On y découvre une impressionnante vue sur les séracs et le glacier des Bossons. On pique-nique peu après le chalet, tout en voyant plusieurs personnes passer en plein vol de base-jump juste au-dessus de nos têtes !

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photo montagne alpes chamonix mont blanc jonction glacier bossons taconnaz

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On continue de monter un peu, jusqu’à des ruines, avec toujours une belle vue sur l’Aiguille du Midi et l’itinéraire des 3 Monts (Mont Maudit, Mont Blanc du Tacul et Mont Blanc). Après le glacier des Bossons, c’est cette fois-ci le glacier de Taconnaz qui est nos pieds.

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Une erreur de lecture de montre (quels boulets !…) nous fait croire qu’il est bien plus tard que prévu, et on rebrousse donc chemin avant la fin « officielle ». On préfère garder nos forces pour le lendemain. En fait on a fait demi-tour avant même 14h, on aurait eu largement le temps de monter un peu plus haut. Peu importe, la vue sur les glaciers était déjà très belle.
On redescend par le même itinéraire, en profitant encore un peu du panorama sur la haute-montagne.

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En fin d’après-midi, on se pose aux Praz, au camping de la Mer de Glace. On passe tranquillement la soirée à flâner dans Chamonix et manger une fondue savoyarde, afin de prendre des forces (et du gras…) pour demain.

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Quelques photos en plus dans l’album photos de La Jonction.

Pic de Jallouvre – Voie des Cristaux

par *V* ~ Vendredi 16 août 2013

Date 16 août 2013
Cotation PD+ / I / 4b
Altitude maxi 2300 mètres
Dénivelé positif 790 mètres
Durée aller-retour 6h30 + 1h pour le retour
Carte IGN 3430 ET La Clusaz - Grand-Bornand
Topo Lien vers Camptocamp
Météo Soleil
Accès Depuis le Grand-Bornand, monter en direction du col de la Colombière. Parking dans un virage en épingle peu avant le col. La voie démarre au sommet d'une pente herbeuse, juste à gauche du ravinement d'une carrière.


Réveil matinal pour notre dernier « objectif » des vacances : le pic de Jallouvre, par la voie des cristaux, aussi appelée voie des criquets. C’est une grande voie d’escalade de 16 longueurs faciles, à la limite entre « rando avec les mains », escalade et alpinisme. On démarre à 7 heures du matin, accompagnés par les premiers rayons de soleil.

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photo montagne alpes bornes aravis pic jallouvre col colombiere



Les 4 premières longueurs font pile-poil la longueur de notre corde de 50 mètres. Mais la grimpe est facile, c’est pratique pour s’échauffer et se mettre en confiance. Le rocher calcaire est superbe. On grimpe en réversible, c’est-à-dire que nous somme en tête chacun à notre tour. Cela permet de gagner du temps en faisant moins de manip de cordes. On prend tout de même le temps de faire nos manips de corde tranquillement, en savourant le paysage.

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photo montagne alpes bornes aravis pic jallouvre

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On se perd un peu dans une section de marche, dans une prairie. Mais finalement on retrouve l’itinéraire, et on ne le perdra plus, même si quelques points sont assez espacés dans les longueurs faciles. On trouve de très nombreuses edelweiss ! Je n’en avais pas vu une telle densité depuis fort longtemps !

photo montagne alpes bornes aravis pic jallouvre

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Les longueurs s’enchaînent, toujours faciles, entre le 3 et quelques pas en 4. On avait gardé les grosses chaussures aux pieds depuis le début, mais ce sont de simples chaussures de rando qui n’adhèrent pas trop bien, et dont la pointe est un peu trop large pour les petites prises. On sort donc les chaussons du sac vers la 8ème longueur, pour passer plus facilement en adhérence. Le temps file vie, mais les sensations sont bonnes, on s’amuse bien. J’arrive même à me faire franchement plaisir en tête, chose plutôt rare !

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Depuis le départ, nous nous sommes faits doubler par deux cordées, mais nous sommes à présent seuls, tranquilles, et on prend toujours notre temps. On distingue le fourgon en bas qui se fait de plus en plus petit. On entend malheureusement les motos dans la montée du col de la Colombière, mais la vue sur les Aravis est belle.

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On arrive enfin au surplomb final de la 16ème longueur ! Certains passent les doigts dans le nez, tandis que d’autres passent les doigts en sang, hem, hem… En plus, on ne s’entend pas, ce qui n’est pas bien pratique pour communiquer ! (du mouuuuuu mais donne-moi du mou bon sang !). Bref, malgré quelques zipettes dans cette dernière longueur, et quelques gouttes de sang laissées en décoration sur le beau calcaire, on arrive enfin au sommet de la voie, accompagnés par des bouquetins.

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Midi est passé depuis longtemps, il est donc largement temps de sortir le pique-nique du sac, tout en savourant notre « victoire ». Une descente glissante mais rapide nous conduit enfin à la voiture, 500 mètres plus bas.

C’était notre première grande voie « seuls comme des grands », on est fiers d’avoir réussi sans faire de bêtises dans les manips de corde et d’y avoir pris beaucoup de plaisir !

Ainsi se terminent nos vacances d’été 2013. On est ravis d’avoir fait autant d’activités différents : alpinisme en Savoie et Haute-Savoie, randos vertigineuses dans les Dolomites, escalade ici et là… C’était vraiment un pur plaisir, et on a bien progressé. Le fourgon aménagé a bien roulé, avec certes un peu d’eau déminéralisée à la lavande pour faire refroidir le moteur, et 10h de route pour faire 450km par les cols de la Brenta… Au final, on aura fait plus de 2500km sans encombres, sauf un accrochage final de la voiture du voisin en rentrant dans le garage (le voisin a du être ravi de nous voir revenir de vacances ;)).

Plus de photos de grimpe dans l’album photos du Pic de Jallouvre.